Linux pour le desktop… 10 après, Ubuntu l’a fait !

Cela fait plus ou moins depuis 10 ans que je surveille l’évolution de Linux afin de voir à quel moment ce dernier sera prêt pour le « desktop », c’est-à-dire représenté une alternative viable à Windows ou même Mac OS. Et, aujourd’hui, j’ai pu constater que c’était fait : installer Ubuntu sur une machine prévue pour Windows est non seulement facile mais également largement profitable !

Les fans de Linux vont se dirent « Lefebvre est gentil mais il retarde : ça fait déjà un bon moment que c’est le cas ! »… Sans doute, mais il fallait que j’en fasse l’expérience moi-même sur un cas concret pour en être certain. Voyons cela en détail…

Mon fils Damien (13 ans) venait de s’acheter (avec son argent) un Netbook HP Mini et celui-ci venait avec Windows Seven Start Edition d’installer. Je connais un peu Windows Seven puisque c’est ce système qui est installé sur ma machine dédiée à la simulation (et qui a ainsi pu remplacer mon vieux Windows XP qui commençait à montrer son âge). Mais je n’imaginais pas que la version « Starter Edition » de Windows Seven était aussi bridée !
En fait, Starter Edition interdit carrément de personnaliser ou même de configurer sa machine correctement, un vrai système vexatoire… On se demande ce qu’avait Microsoft en tête en mettant sur le marché une déclinaison aussi peu utilisable de son dernier Opus en matière d’OS ?

Après le fiasco de Vista, Microsoft a une sacrée pente à remonter et ce n’est pas comme cela que cette société va améliorer son image, surtout auprès des jeunes utilisateurs… Bref, avec Damien, nous nous sommes concertés et j’en suis venu à lui proposer de passer à Linux (vu qu’il n’est pas intéressé par les logiciels Microsoft spécifiques à Windows comme Office et penche plus pour le développement en C, l’évolution vers Linux était naturelle…).

C’est donc ainsi que j’ai pu renouveler mon expérience de Linux (je faisais un essai de loin en loin à peu près une fois par an, sur différentes machines mais jamais dans un vrai cas concret d’utilisation). L’installation est simple et n’appelle aucun commentaire : les différents sous-systèmes (son, réseau, etc.) de la machines sont reconnus sans avoir à configurer quoi que ce soit. Un premier bon point.

Ensuite, pour ajouter des logiciels à ceux déjà présents, il y a l’excellent « Ubuntu Software Center », équivalent de « l’App Store » présent sur Mac OS (et là, Ubuntu est carrément en avance sur Windows où l’on attend encore une initiative dans ce domaine). Grâce au Software Center, l’installation de nouveaux logiciels (auparavant souvent problématique sous Linux, sauf à savoir comment choisir les bons « packages » et aussi savoir où les mettre…) est transparente. C’est ainsi que Damien a pu installer (seul) Google Chrome qu’il préfère à Firefox.

Enfin et c’est là que j’attendais Ubuntu au tournant, vient le dernier test « monde réel »… L’installation d’une imprimante !
Chez nous, les différentes imprimantes sont partagées en réseau local grâce à un vieux Mac Mini qui termine sa carrière ainsi. J’ai donc voulu voir comme Ubuntu reconnaît cela et rendait facile l’ajout d’une imprimante dans sa configuration. Eh bien, là aussi 10 sur 10 : la Laserjet (partagée en réseau avec le protocole « bonjour » d’Apple ») est reconnue du premier coup sans même avoir à lui indiquer le chemin ou le serveur. Bon et l’impression est-elle correcte (le driver est-il bon ? car avec la Laserjet 1020, c’est un point crucial !) ?
Une fois de plus, Ubuntu passe le test haut la main…

Ma petite série de test (installation système, installation d’applications et d’imprimantes) paraîtra sans doute légère à certains mais, pour moi, ce sont là les éléments essentiels pour prétendre au label « utilisation concrète dans le monde réel ». Avec Ubuntu, Linux est donc « desktop-ready » longtemps après avoir conquis le monde des serveurs (où là, c’est plutôt à la concurrence de remonter la pente !).

Ce délai nécessaire (mettons 10 ans) à la maturation d’une offre système pour poste client me fait penser que lorsque Google Chrome OS sera enfin disponible, il lui faudra encore un peu de temps avant d’être capable de franchir mes petits tests aussi confortablement qu’Ubuntu.

En tout cas, cette évolution ne dit rien de bon pour l’avenir de Microsoft. Certes, l’éditeur de Redmond a encore des réserves (de cash !) et l’inertie naturelle du marché fait qu’un grand acteur de l’informatique met un peu de temps avant de tomber. Mais quand la perte de « mind share » est patente, la perte de « market share » suit inévitablement derrière… Cela s’est toujours passé ainsi et je ne vois pas pourquoi Microsoft échapperait à la règle.

 

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